Trace de l’invisible


Du 26 mai au 3 juillet 2012
Vernissage le samedi 26 mai 14.00-20.00

D’où viennent la réputation et le succès de Patrice Giorda, à Lyon et bien au-delà ? Comme chez les grands artistes, c’est indéfinissable et multiple. Mais devant ses toiles, on ressent une émotion, comme un frisson particulier. Même quand le peintre choisit un prétexte profane, un banc, une chaise, une coupe, un paysage… il nous amène vers le mystère, vers le sacré.

Quel que soit le sujet, Giorda invente du sacré. Il n’est pas question ici de religion, mais d’une figuration qui nous projette au-delà du visible, comme derrière le miroir, dans une humanité suspendue, brutale mais réconciliée. Alchimie mystérieuse : des oppositions fortes de lumière et d’ombre, des couleurs toujours vives et contrastées qui nous bouleversent. Il puise au fond de lui-même des formes, des images, des transgressions qui constituent un style personnel en accord avec sa vie intérieure. Alors «  le visible est la trace des pas de l’invisible » (Léon Bloy)

Il est difficile d’être plus peintre que Patrice Giorda, plus intégralement peintre, comme par nécessité intérieure. Peintre figuratif – dans un sens qui le relie pleinement à l’histoire de la peinture, on pense à Van Gogh – son propos n’est pas la figuration du monde, mais sa transfiguration par un code pictural, un langage personnel qui est l’aventure même de son art. Il le dit clairement : « le sujet de la peinture a toujours été la peinture ».

La Collection de la Praye présente une série d’œuvres récentes et emblématiques de Patrice Giorda. Elles illustrent à la fois la continuité et l’approfondissement de son travail, et l’actualité d’une figuration novatrice chargée de sens.


Biographie


Né à Lyon en 1952. Vit et travaille à Lyon (Croix-rousse). Beaux-Arts de Lyon (73-78), séjourne à Florence (84°. Emmanuel Daydé dit en introduction d’un livre (Patrice Giorda, Ed. Syceca 97) : « Souffrance et mystère : deux mots qui ne cessent de revenir dans la bouche de patrice Giorda. Et puis un autre, qu’il ne prononce jamais, mais qui revient tout autant : solitude. Tout son art se soumet à cette trinité, que l’on peut qualifier de sainte si l’on reconnait à la sainteté son caractère d’extrémité ».

Expositions : galerie Artyo Vienne (82) avec Alberola, Bioulès et Louis Cane, galerie Daniel Templon Paris (83), biennale de Venise (84), Musée d’Art Moderne de New-York (84), galerie Daniel Templon (85-90), « Paysages contemporains » Isy Brachot Bruxelles (87), L’œil Ecoute Lyon (87-92) avec Olivier Debré et Le Gac, La défense Paris (89), « Histoire de la Croix » banque Morin-Pons Paris (90), Centre d’Art Contemporain de Villefranche (91), galerie L’œil Ecoute- Patrick Martin (92), « Etude pour un couple » galerie « S » Emiliani Dieulefit Drôme (98). « Giorda-Van Gogh » galerie Le bleu du ciel-Gilles Verneret Lyon (2000). Expose en permanence à la galerie « S » à Dieulefit et galerie Olivier Hough Lyon.

Commandes (extraits)  : il réalise une grande fresque pour l’Ecole d’Architecture de Vaulx-en-Velin (90), une « Pita » pour le Musée de Fourvière (96). Collections à Lyon (entre autres) : Musée Paul Dini Villefranche-sur-Saône, Ville de Lyon, FRAC, MAC, Vurpas architecte, coll. Paul Dini, etc. Catalogues : « Giorda », texte de Bernard Goy, Ed. Ecole d’Architecture, Sogelym (90), « L’histoire de la Croix » texte de Bernard Goy, Ed. Morin-Pons, Daniel Templon (90), « L’œil de l’ombre » texte de Gérard Mordillat (92). Bibliographie : « Portrait d’artistes » pp 82-83 Ed. Le Progrès (96), « Batisseir de lumière » (96), « Patrice Giorda » Emmanuel Daydé, Ed. Syseca (97), « Carnets de dessins » Ecole d’architecture, Vaulx-en-Velin (2000).

Courtesy : Bernard Gouttenoire, Dictionnaire des peintres et sculpteurs à Lyon (2000)
A lire aussi : « Giorda » textes de Gérard Mordillat, Denis Lafay, Patrice Giorda, RH Editions (2008) et Patrice Béghain, Une histoire de la peinture à Lyon, Chapitre 46, P. 343+


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