Merci aux amateurs et collectionneurs


Quatre mois d’existence, même intenses, c’est très court !

Mais grâce aux amateurs, collectionneurs et simples visiteurs qui ont pris le chemin de Fareins et sont venus apporter leurs regards, leurs émotions et leurs encouragements, la Collection de la Praye a "passé la barre" et le pari d’un lieu d’exposition de qualité à 35 km de la Place Bellecour est largement relevé. Nous tenons à les en remercier chaleureusement.

Nous le devons aussi à la qualité des artistes que nous avons présentés : Jean Raine bien sur, un des artistes les plus marquants des années d’après-guerre, qui aura laissé son empreinte originale en Belgique, aux Etats-unis et à Lyon, et Patrice Giorda, sans conteste le "peintre-peintre" le plus créatif et le plus exigeant de sa génération. Sans parler les autres artistes, connus ou moins connus, que nous montrons à la Collection.

Certes la situation des galeries n’est pas simple aujourd’hui, et souvent précaire. Médiateurs entre les artistes de toutes catégories et leurs publics, elles voient leur position et surtout leur image passablement érodées par une double omniprésence médiatique : celle de l’art bling-bling ou mondain dont le modèle économique s’apparente à la pyramide de Ponzi, et celle de son proche parent l’ art officiel largement subventionné qui parait tétanisé par la crainte d’être disqualifié et comme "en retard" dans ce qui serait une imparable marche en avant du temps de l’art vers un registre à prétention conceptuelle souvent très povera, vaguement métaphorique et proche du fameux effet "yaudepoile" cher à Lacan. C’est un défi à relever et les galeries de notre grande région ont les moyens de le faire, si elles le veulent.

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En attendant passez de bonnes vacances, peut-être sous Les palmiers aux langues calmes [1973] comme le faisait Jean Raine, qui peignit cette oeuvre avec son ami V. Torcello, à Berea sur la belle côte ligure.


Nos prochaines expos


D’abord ce sera

Hubert Munier

(voir carton envoyé séparement)
Son exposition "Nature, nature" (Paysage et portraits) sera visible du 8 septembre au 16 octobre 2012
Vous être invité au vernissage le samedi 8 septembre 14h-20h

Jean-Jacques Lerrant écrivait en 2001 : « On ne pénètre pas dans une toile de Munier. On en reçoit l’évidence dans l’œil et l’esprit. (…) il fait entendre le silence infini des choses et du corps ».

Avec lui, en résonnance ou en contre-point, on a invité son ami le sculpteur

Dominique Bajard

à présenter certaines de ses œuvres, raku ou bronze de grande qualité.

Puis ce sera un couple d’amis qui préparent les choses ensemble, en noir et blanc :

Zwi Milshtein et Jean-Michel Debilly ,

le premier est un peintre qui raconte (on a pu admirer son exposition chez Anne-Marie et Roland Pallade en mai, et sa rétrospective en ce moment au Musée de Sens), le second est un sculpteur qui écoute. Ça devrait marcher.

Ensuite, avec l’ami Bernard Gouttenoire, nous vous préparons une très belle surprise pour le mois d’avril 2013, autour des portraits et autoportraits dans la peinture régionale. Puis juin sera consacré à des jeunes photographes de la région qui font de la photos exactement comme d’autres font de la peinture : c’est magique !


On a aimé... à Sens, à Savasse et à Berlin


Organisée au Musée de la belle ville de Sens, tout contre la cathédrale, l’exposition majeure des oeuvres de

Zwi Milshtein
A vos papiers

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vous apportera un immense bonheur : humour, nostalgie, exploration intime et virtuosité poétique et narrative

En descendant vers le soleil par l’A7, arrêtez-vous

à la Fabrique de Savasse

(sortie Montélimar Nord, voir www.lagrandegalerie.com) où trois galeries dont les galeries Emiliani et Françoise Souchon exposent 14 artistes de qualité comme JN Bachès et M. Wohlfahrt, dans un bel endroit. L’initiative vaut largement le petit détour.

Si vous passez à Berlin, il y a bien sur plein de belles choses à se mettre sous la dent. Par exemple :

Dans l’ancienne Gare de Hambourg, aujourd’hui Musée d’Art contemporain (avec comme il se doit des lots de détritus de diverses provenances), une grande salle est consacrée à une oeuvre superbe (visible jusqu’au 12 août) de l’artiste anglais

Anthony McCall
"Five Minutes of Pure Sculpture"

L’artiste sculpte l’espace avec les plans lumineux très fins dirigés par ordinateur qui délimitent des espaces évolutifs dans les quels on est invité à voyager/planner.

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Et la Martin-Gropuis-Haus, l’immense palais néo-florentin du père de Walter Gropuis, situé juste à côté de l’ancien siège central de la Gestapo (qui a été lui complètement détruit) présente une magnifique exposition

Diane Arbus

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C’est la même exposition que celle du Jeu de Paume où il y avait foule. Elle permet de suivre plus tranquillement la carrière de la grande photographe américaine, spécialiste des gens de peu et des gens différents, tristement décédée le 26 juillet 1971 à Greenwich Village.


Triste nouvelle : André Cottavoz est mort


Nous venons de l’apprendre : André Cottavoz vient de mourrir dans sa retraite de la Côte d’Azur.
Né en 1922 à Saint-Marcellin, dans l’Isère, André Cottavoz est passé par les Beaux Arts de Lyon, puis a rejoint le groupe dit de la Nouvelle Figuration de l’école de Lyon ou Sanzisme avec Fusaro, Truphémus et Charrin.
Ses oeuvres pleines de bonheur sont très présentes dans les collections lyonnaises, mais figurent aussi dans de nombreux musées en France (Musée National d’Art Moderne, Musée Municipal de la Ville de Paris) et à l’étranger (Luxembourg, Turin, Tokyo, Yamagata).
Le film ANDRÉ COTTAVOZ OU LES GOURMANDISES DE LA PALETTE Collection Mémoires - 16/11/1991 - 26min23s - est disponible sur le site de l’INA à l’adresse suivante : boutique.ina.fr ou http://www.ina.fr/

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Nos pensées vont à la famille de ce grand maître, véritable sculpteur de la lumière


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